« On me loue souvent la qualité d’être patiente… » Le film commence par cette phrase dite par Emeline.
Émeline et Kevin se sont rencontrés il y a presque dix ans.
Dix années de vie commune pendant lesquelles ils ont parcouru de nombreux pays, vécu beaucoup d’aventures, éprouvé leur amour. Pour enfin se dire oui le 5 juillet 2025.
C’est une chose que je trouve précieuse à filmer. Un couple qui se marie après dix ans ne célèbre pas un début : il célèbre une évidence qui a mis du temps à devenir une décision. Rien n’est à prouver, tout est déjà là, les voyages, les épreuves traversées, la vie construite ensemble, et un petit garçon.
Ce jour-là ne racontait donc pas une promesse pour l’avenir. Il racontait tout ce qui avait déjà eu lieu.
Lors de notre première visio, ça a tout de suite matché entre nous.
On avait des passions en commun. Tout était fluide, naturel. Ils avaient acheté un van, alors que j’en avais moi-même construit un. Ils adoraient le voyage et la découverte d’autres cultures, d’autres univers, exactement comme moi.
Je le dis souvent aux couples qui me contactent : ce premier appel compte autant que la technique. Un film de mariage documentaire repose entièrement sur la confiance. Si vous n’êtes pas à l’aise avec la personne qui vous filme, ça se voit à l’image — dans les regards, dans les postures, dans cette manière qu’on a de se raidir quand on sent un objectif.
Avec Émeline et Kevin, cette question ne s’est jamais posée. Dès la visio, on parlait la même langue.
On a ensuite décidé ensemble qu’il fallait une séance d’engagement.
Pas pour faire joli. Parce que leur histoire ne tenait pas entière dans une journée de mariage : elle était faite de routes, de plages, de grands espaces et d’un van. Sans images de tout cela, le film aurait raconté la fête sans raconter le couple.
C’est le genre de décision que j’aime prendre en amont avec les couples. Une demi-journée de tournage hors du mariage change complètement la nature du film. On a le temps. Personne n’attend, aucun programme ne tourne. Et ces images-là, tournées sans contrainte, deviennent la respiration du montage — celles vers lesquelles le film revient entre deux séquences de la journée.
Ils ont également souhaité l’option Teaser, un résumé court et dynamique que je livre deux semaines après le jour J. C’est ce qui permet de partager quelque chose très vite, sans attendre le film complet.
Le jour du mariage a été incroyable, au domaine Le Herre, près de Bordeaux.
Beaucoup de discours pleins d’émotion. Des embrassades. Un groupe d’amis très soudé. Une entrée dans la salle avec une énergie folle, et une soirée pleine de surprises.
J’ai vraiment passé un très bon moment — et ça se sent dans le film. Quand un vidéaste de mariage est bien accueilli, il cesse d’être un prestataire au bout de deux heures. Les gens continuent leurs conversations quand j’approche, personne ne regarde l’objectif, et c’est exactement là que les meilleures images arrivent.
Le film retrace cette belle journée. Mais il donne aussi un aperçu de qui ils sont.
C’est quelque chose que j’aime tout particulièrement faire dans mes films : aller plus loin que le souvenir, et réaliser un film qui se transmet de génération en génération.
Le petit Tom a deux ans aujourd’hui. Un jour, il regardera ce film. Il y verra ses parents tels qu’ils étaient ce 5 juillet, leur énergie, leur façon de se regarder, la voix de ceux qui ont parlé d’eux. Il les connaîtra un peu mieux qu’à travers des photos.
C’est précisément pour cette raison que je fais ce métier. Tout a commencé pour moi avec un livre, celui qui raconte l’histoire de ma grand-mère : un récit transmis comme un trésor, qui m’a fait comprendre que chacun porte en soi une histoire qui mérite d’être racontée. Un film de mariage bien fait, c’est cet objet-là, quelque chose qui circule, qui se transmet, et qui dit à ceux qui n’étaient pas là qui vous étiez.
Ce que je cherche, à chaque mariage
Pas la liste des événements de la journée. Les histoires qui expliquent pourquoi ces deux personnes-là, précisément, se tiennent devant leurs proches ce jour-là. Ici, elle tenait en dix ans de route et un van garé sur une plage.
Je suis vidéaste de mariage basé à Toulouse et j’interviens régulièrement pour des films de mariage à Bordeaux, en Gironde et dans tout le Sud-Ouest. Vous souhaitez qu’on discute du film de votre mariage et voir comment mettre l’histoire de votre couple à l’écran ? Contactez-moi et on en parle.
La mariée et ses demoiselles d’honneur
Le mariage a été rempli d’émotion tout du long.
L’arrivée en van, la notion du voyage a été très présente.
Émeline et Kevin – film de mariage à Bordeaux – 5 juillet 2025
Lieu de réception
Domaine Le Herre – Gironde – 33124 Aillas
Cérémonie
Mairie d’Eysine
Cérémonie Laïque sur le domaine
Photographe
DJ
Film
Quentin Gustot – captation et montage
Date
5 juillet 2025
Je filme entre 5 et 10 mariages par an, dans le sud-ouest et partout en France.